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Votre consentement : un élément clé

Comprendre le consentement est essentiel pour établir une relation de confiance avec votre praticien et garantir que votre prise en charge se déroule dans le respect total de vos choix et de votre intégrité.

Que vous consultiez pour la première fois ou que vous soyez un habitué de l'ostéopathie, cette page a pour but de vous éclairer sur ce que signifie le consentement en pratique et quels sont vos droits en tant que patient.

L'ostéopathie est une thérapie manuelle qui repose sur le toucher et des techniques spécifiques appliquées sur votre corps. De l'évaluation palpatoire à la réalisation de manipulations, chaque étape implique un contact physique. Le consentement est donc la base légale et éthique qui autorise ce contact et ces interventions.

Respect de votre intégrité physique : Votre corps vous appartient. Nul ne peut vous toucher ou réaliser des actes sur vous sans votre permission. Le consentement garantit ce respect fondamental.

Établissement de la confiance : Savoir que votre ostéopathe travaille avec vous et respecte vos décisions renforce le lien de confiance, indispensable pour une prise en charge efficace.

Sécurité : Un consentement éclairé permet à l'ostéopathe de s'assurer que vous avez compris les bénéfices attendus mais aussi les potentiels risques (même rares) liés aux techniques proposées.

Engagement mutuel : Le consentement implique un partenariat. L'ostéopathe s'engage à vous informer et à agir dans votre intérêt, et vous vous engagez à participer activement en posant des questions et en exprimant vos ressentis.

Pourquoi le consentement est-il si important ?

Le consentement n'est pas un acte unique en début de séance, c'est un processus continu.

Avant l'examen : L'ostéopathe vous expliquera qu'il va procéder à un examen physique pour évaluer votre mobilité, vos tensions, etc., et vous demandera votre accord.

 

Avant le traitement : Après avoir posé son diagnostic et proposé son plan de traitement, il vous expliquera les techniques envisagées pour les zones identifiées et vous demandera votre accord explicite avant de les réaliser.

 

Pendant la séance : À chaque fois qu'il change de zone ou de type de technique, il est important qu'il y ait une communication. Si une technique particulière est envisagée, il peut vous en parler spécifiquement et s'assurer de votre confort.

 

Consentement au déshabillage : Votre ostéopathe vous expliquera pourquoi il est préférable de vous déshabiller partiellement (généralement en sous-vêtements) pour permettre un examen visuel et palpatoire précis des différentes structures. Vous devez être d'accord avec cela. Si vous n'êtes pas à l'aise, parlez-en. Des solutions alternatives (rester en short, en brassière de sport, etc.) peuvent souvent être trouvées.

Le processus de consentement pendant la consultation

Qu'est-ce que le consentement ?

En termes simples, le consentement est l'autorisation que vous donnez à votre ostéopathe pour qu'il puisse vous examiner, établir un diagnostic et réaliser des traitements. Mais le consentement, c'est bien plus qu'une simple signature ou un "oui" rapide.

Dans le domaine de la santé, et particulièrement en ostéopathie où le contact physique est au cœur de la pratique, le consentement doit être :

Spécifique

 

Le consentement donné pour un examen ne vaut pas automatiquement pour toutes les techniques de traitement, et le consentement pour une consultation ne vaut pas pour les suivantes indéfiniment. Il concerne les actes proposés à ce moment-là.

Éclairé

 

Vous devez comprendre ce à quoi vous consentez. Cela implique que l'ostéopathe vous a fourni toutes les informations nécessaires de manière claire et compréhensible.

Explicite

 

Bien que certains gestes basiques puissent être considérés comme implicitement acceptés (comme se serrer la main), le consentement pour l'examen clinique, le diagnostic et les techniques de traitement doit être clairement exprimé verbalement.

Libre

 

Vous devez donner votre accord sans aucune pression, contrainte ou influence extérieure. Votre décision doit être la vôtre.

Concernant le consentement en ostéopathie, rappelez-vous que vous avez le droit :

  • D'être pleinement informé sur votre état, le traitement proposé, ses bénéfices et ses risques.

  • De poser toutes les questions que vous jugez utiles.

  • De refuser tout ou partie de l'examen ou du traitement proposé.

  • De retirer votre consentement à tout moment pendant la séance.

  • D'être traité avec respect et considération pour votre intimité et votre confort.

  • À la confidentialité des informations que vous partagez (le secret professionnel).

La communication ouverte est la clé d'une consultation réussie. Votre ostéopathe est un professionnel de la santé qui se doit de respecter des règles strictes en matière de consentement et d'éthique.

Si quelque chose vous semble inhabituel, si vous ne comprenez pas une explication, si une technique vous inquiète ou vous fait mal, parlez-en immédiatement à votre ostéopathe. Il est là pour vous écouter, adapter sa pratique et s'assurer que vous êtes acteur de votre prise en charge.

Votre consentement est votre voix, utilisez-la pour garantir que votre expérience en ostéopathie soit la plus positive et sécurisée possible.

En résumé : vos droits en tant que patient

Comment le mettre en pratique ?

Pour que votre consentement soit "éclairé", votre ostéopathe a le devoir de vous fournir un certain nombre d'informations. Ce dialogue a généralement lieu avant de commencer l'examen ou le traitement. Vous avez le droit de poser toutes les questions que vous avez en tête. Ne vous sentez jamais gêné de demander des éclaircissements, un bon praticien prendra le temps de répondre à vos interrogations.

Votre ostéopathe devrait vous expliquer, dans un langage simple et accessible :

Sa compréhension de votre problème : Après l'anamnèse (les questions posées sur vos symptômes, antécédents, mode de vie, etc.) et l'examen, il doit vous exposer son diagnostic ostéopathique (comment il perçoit l'origine de vos douleurs ou de votre gêne).

Le plan de traitement proposé : Quelles zones du corps compte-t-il examiner et traiter ? Quelles techniques envisage-t-il d'utiliser (techniques douces, structurelles avec "craquement", viscérales, crâniennes, etc.) ?

Les objectifs du traitement : Quels résultats espérer de la séance ? (ex: diminution de la douleur, amélioration de la mobilité, etc.).

Les bénéfices attendus : Comment ce traitement est censé vous aider.

Les risques potentiels ou effets secondaires : Bien que l'ostéopathie soit une pratique globalement sûre, il est important de connaître les effets post-consultation possibles (courbatures, fatigue passagère, augmentation temporaire des symptômes, etc.). Votre ostéopathe doit aussi vous informer des risques très rares liés à certaines techniques, notamment les manipulations cervicales (même si ces risques sont extrêmement faibles et font l'objet de précautions importantes de la part des praticiens).

Les alternatives (si elles existent) : Si d'autres approches ostéopathiques ou d'autres types de thérapies (médicales, kinésithérapiques, etc.) pourraient aussi être envisagées pour votre cas, il peut en parler brièvement (sans se substituer à un avis médical).

Le déroulement de la séance : Comment la consultation va se passer concrètement (position sur la table, nécessité de se déshabiller partiellement...).

Le droit de retirer votre consentement

C'est un droit fondamental et absolu : vous pouvez retirer votre consentement à tout moment, même au milieu d'une séance, même au milieu d'une technique.

Si vous ressentez de l'inconfort, de la douleur, de l'appréhension, ou si vous ne comprenez plus ce qui se passe, vous avez le droit de dire :

  • "Je ne me sens pas à l'aise avec cette technique."

  • "Je préférerais que vous ne traitiez pas cette zone."

  • "Je souhaite arrêter la séance maintenant."

Votre ostéopathe doit immédiatement respecter votre décision sans jugement ni pression. Le retrait du consentement n'a pas à être justifié et ne remet pas en cause la relation de soin.

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